Edition No 15
Mardi 20 Février 2018

Abonnez-vous

Identification

Mot de passe oublié?
Edition No 15
Mardi 20 Février 2018

Abonnez-vous
LOI SUR LA PÉDAGOGIE SPÉCIALISÉE
Répondre aux besoins de tous les élèves

C’est à la rentrée scolaire d’août 2019 que la loi sur la pédagogie spécialisée (LPS) sera mise en œuvre.
Ce volet du soutien aux élèves souffrant de troubles et déficiences sera alors intégré dans un dispositif global.

Un concept cantonal, reflétant une vision à 360 degrés des besoins de l’école, fixera les grands principes, en prenant en compte les thématiques conjuguées de la pédagogie spécialisée, de l’encadrement socio-éducatif, de la migration et de la prévention (de g. à dr. : Giancarlo Valceschini, DGEO, Cesla Amarelle, Conseillère d’État, Serge Loutan, chef du service de l’enseignement spécialisé, et Alain Bouquet, directeur général de la DGEO).
Crédit photos: ARC - Jean-Bernard Sieber

L’efficacité et la cohérence des réponses assurant la scolarité de tous les enfants dans les meilleures conditions sont au cœur des travaux conduits par la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), Cesla Amarelle depuis sept mois. Au cours de ses nombreuses visites dans les écoles du canton, la cheffe du DFJC a pu constater la diversité des situations en présence. Elle a alors fait dresser un bilan des besoins relatifs aux enjeux complexes d’encadrement et d’intégration d’élèves en difficulté pour des motifs divers – comportements inappropriés, troubles, déficiences, grandes difficultés à mobiliser leurs capacités d’apprentissage.

Nouvelles mesures testées

Dans le même temps, des expériences pilotes menées dans neuf établissements scolaires pour tester la nouvelle manière de délivrer les prestations de pédagogie spécialisée et dans six autres établissements pour tester des mesures socio-éducatives apportent des enseignements utiles sur les besoins de l’école face à des problèmes de comportement apparaissant chez des élèves de plus en plus jeunes ou à certains élèves affectés par leur parcours migratoire. 

Autonomie accrue

La conseillère d’État Cesla Amarelle souhaite répondre globalement aux thématiques conjuguées de la pédagogie spécialisée, de l’encadrement socio-éducatif, de la migration et de la prévention. Un concept cantonal, reflétant une vision à 360 degrés des besoins de l’école, fixera les grands principes. Dans l’intérêt de tous les élèves, il poursuivra l’objectif prioritaire d’un dialogue direct et simple entre les enseignants et les autres professionnels intervenant en appui (psychologues, logopédistes, psychomotriciens, éducateurs, travailleurs sociaux ou en santé publique) qui seront appelés à s’insérer davantage dans la vie quotidienne des écoles. Les établissements gagneront en autonomie pour adopter la démarche la plus pertinente par rapport à leurs besoins respectifs. Ils devront décider plus vite quelle ressource mobiliser pour quel élève en difficulté d’intégration ou en décrochage. L’allocation des ressources permettra que les décisions sur les mesures d’accompagnement des élèves puissent être prises dans tout le Canton par les acteurs les plus proches du cadre de vie des élèves concernés et de leur entourage. Une part des ressources pour certaines prestations rares seront par ailleurs mutualisées entre des établissements d’une même région scolaire. 

Report d'un an

Pour concrétiser cette approche décloisonnée des diverses prestations d’appui et donner le temps de préparation nécessaire à tous les acteurs impliqués afin de garantir un fonctionnement cohérent et efficace de cette politique, la cheffe du DFJC a décidé de fixer à août 2019 la mise en vigueur du concept cantonal « 360 ». La mise en œuvre de la loi sur la pédagogie spécialisée, initialement envisagée pour la rentrée 2018/2019, sera donc reportée d’une année. Le report d’entrée en vigueur de la LPS n’aura toutefois pas d’influence, ni sur la qualité, ni sur le volume des prestations de pédagogie spécialisée d’ores et déjà servies. Durant l’année 2018 et la première moitié de l’année 2019, les ayants droit sont pris en charge selon les modalités en vigueur aujourd’hui.