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COVID-19
Soutien financier aux hôpitaux et aux institutions sanitaires

Le Grand Conseil se prononcera sur un crédit supplémentaire de 160 millions de francs, qui doit compenser une partie des pertes des hôpitaux et institutions sanitaires causées par la crise COVID-19. La somme vise à couvrir le manque à gagner entraîné par la décision fédérale d’interdire les hospitalisations non urgentes, ainsi que les surcoûts liés à la prise en charge des patients COVID. 

Entre le 16 mars et le 26 avril, l’interdiction décrétée des interventions non urgentes a engendré un manque à gagner pour les hôpitaux.
Crédit photos: CHUV - Laurianne Aeby

Les institutions sanitaires ne pourront pas absorber seules les conséquences financières entraînées par la pandémie. Il importe de leur donner les garanties nécessaires pour assurer leur fonctionnement à moyen et long terme. Ces mesures s’ajoutent au relèvement de la limite de l’avance de trésorerie accordé à la Centrale d’encaissement des établissements sanitaires, qui a permis dès le début de la crise d’assurer les liquidités à court terme.

Le Conseil d’État propose pour cela d’accorder un crédit supplémentaire de 160 millions de francs, dont 126,5 millions pour compenser le manque à gagner entraîné par l’arrêt des activités non urgentes entre le 16 mars et le 26 avril 2020. Un montant de 33,5 millions de francs doit couvrir une partie des surcoûts causés par le matériel de protection, les dispositifs particuliers mis en place pour la prise en charge des patients COVID, les dépistages et les renforts de personnel.

Ce total de 160 millions de francs est destiné aux hôpitaux subventionnés (CHUV et établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois), aux cliniques privées pour la prise en charge de patients COVID en soins aigus sur la période de mars à mai 2020, à l’Association vaudoise d’aide et de soins à domicile (AVASAD) et au Centre universitaire de médecine générale et santé publique Unisanté. Le type de soutien à accorder aux hôpitaux pour le manque de recettes ambulatoires devra être analysé et discuté dans un second temps.

 

Évaluation en cours des pertes des EMS

Les établissements médico-sociaux (EMS), psychosociaux médicalisés et socio-éducatifs ont également subi des pertes à la suite de la crise sanitaire. Elles sont encore en cours d’évaluation. Ils doivent faire face à des surcoûts, notamment en raison du recours à des renforts, et à un manque à gagner dû aux restrictions d’exploitation et à la réduction de la capacité d’accueil après l’abandon des chambres à deux lits. Un éventuel financement de ces pertes en tout ou partie par l’État interviendra également dans un second temps.

En sollicitant ces aides, le Conseil d’État tient à rappeler l’importance que le canton accorde au système sociosanitaire. Il regrette par ailleurs que le Conseil fédéral n’entre pas en matière pour le soutenir.

 

Négociations avec les assureurs

Comme vice-présidente de la Conférence des directeurs de la santé, la cheffe du Département de la santé et des assurances sociales Rebecca Ruiz s’engagera dans les négociations à venir avec les assureurs pour une adaptation des tarifs de prise en charge des patients COVID et le remboursement des surcoûts liés à la prise en charge de tous les patients pendant la phase de confinement.

Le canton de Vaud s’était déjà engagé avec succès auprès de la Confédération pour que les cantons ne soient pas seuls à financer les tests de dépistage des personnes qui n’ont pas besoin de consultation médicale.