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Bâtiments

La future Maison de l’environnement sort de terre

18.10.2019 / FAO n° 2019084

La construction du futur bâtiment emblématique de l’engagement de l’État en faveur de l’environnement a commencé la semaine dernière.

La future Maison de l’environnement sort de terre
La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, son collègue Pascal Broulis et le président du Grand Conseil, Yves Ravenel, ont pris part à cet événement symbolique de la «première terre».
Crédit photos: ARC Jean-Bernard Sieber

La «première terre» de la future Maison de l’environnement de l’État de Vaud a été déposée symboliquement vendredi 11 octobre sur le site de Vennes, dans les hauts de Lausanne. Véritable emblème de la politique environnementale conduite par le Canton et en matière de durabilité, le bâtiment accueillera 166 collaboratrices et collaborateurs (actuellement répartis sur cinq sites) de la Direction générale de l’environnement d’ici l’été 2021.
Jacqueline de Quattro, conseillère d’État en charge de l’environnement, et Pascal Broulis, conseiller d’État en charge des bâtiments de l’Etat, se sont livrés à un geste symbolique fort devant un parterre d’invités. Accompagnés par Cornelis Neet, directeur général de l’environnement (DGE), et Philippe Pont, directeur général des immeubles et du patrimoine, les deux représentants du gouvernement ont façonné une brique de terre crue à l’endroit même où sera érigée la future Maison de l’environnement.


Matériaux locaux

La pose de cette première terre marque l’engagement de l’État de Vaud en termes d’environnement et de durabilité. La Maison de l’environnement sera emblématique à plusieurs titres. Son enveloppe extérieure et sa structure porteuse seront réalisées en bois issus des forêts cantonales. La coupe de quelque 4500 m3 de bois, essentiellement de l’épicéa, a été effectuée en très grande majorité par les forestiers de l’État et sur l’ensemble du territoire cantonal. Le corps central de la future bâtisse sera, lui, érigé en pisé, un matériau utilisé depuis des siècles et dont on redécouvre aujourd’hui le potentiel. Le pisé sera composé de 95% de terre, celle qui sera excavée du site de Vennes, et de 5% de ciment. Les éléments en pisé seront façonnés et séchés dans une entreprise vaudoise, à Allaman.

Avec la création de la DGE, l’État s’est doté dès 2013 d’une organisation lui permettant de conduire de manière cohérente et moderne les politiques environnementale et énergétique. Cette cohérence sera encore renforcée grâce à la Maison de l’environnement, qui regroupera sur les hauts de Lausanne les directions des ressources naturelles et de l’énergie, la direction de l’environnement industriel, urbain et rural se trouvant, elle, déjà sur le site de Vennes. 


Le bâtiment, tel qu’il se présentera en été 2021.
Crédit photos: Ferrari Architectes