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Grand Conseil

Patrick Simonin souhaite réinstaurer le dialogue au cœur du Parlement

01.09.2026 / FAO n° 70

À peine élu à la présidence du Grand Conseil, Patrick Simonin se prépare à une année particulièrement dense, marquée par plusieurs dossiers majeurs et par les élections cantonales. Tour d’horizon 
avec le député PLR de Rances, dont le parcours professionnel, associatif et politique épouse les multiples visages du canton.

Patrick Simonin souhaite réinstaurer le dialogue au cœur du Parlement
Patrick Simonin, nouveau président du Grand Conseil.
Crédit photos: ARC Jean-Bernard Sieber

La trajectoire personnelle de Patrick Simonin est riche, aux facettes multiples. Né à Lausanne en 1969, il grandit à Yverdon-les-Bains, tout en conservant des attaches familiales dans le Chablais vaudois et à Rances, village d’origine de son père, où il s’installe au début des années 1990. «Je suis un citadin qui s’épanouit à la campagne», résume-t-il.

Après un apprentissage à La Poste, il reste 20 ans au sein de l’entreprise et y exerce six métiers différents, de l’exploitation à la gestion de projets et à la communication. Il poursuit ensuite son parcours dans la construction, d’abord dans une entreprise active, notamment dans les travaux ferroviaires, puis comme secrétaire patronal à la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Aujourd’hui responsable commercial dans le domaine de l’énergie, il conserve de ces expériences un goût prononcé pour le terrain, le contact et la diversité dans tous les domaines.

Du monde associatif au Grand Conseil
C’est toutefois par le sport et le monde associatif que Patrick Simonin fait ses premières armes dans l’engagement collectif. Footballeur pendant près de 40 ans, il découvre ensuite les jeunesses campagnardes, rejoint leur Comité central et préside leur fédération durant cinq ans : «Période durant laquelle, j’ai organisé la cantonale de Thierrens 03, qui est un joli jalon de l’histoire des jeunesses campagnardes.» Il organise également de nombreuses manifestations et participe, avec quelques amis, à la construction d’infrastructures pour son club de football.

À force de s’investir bénévolement, il constate aussi les difficultés auxquelles se heurtent les associations. «Soit on arrête de se plaindre, soit on se lance pour essayer de changer les choses», explique-t-il. Président durant dix ans du Conseil général de Rances, il rejoint le PLR en 2015 avant d’être élu au Grand Conseil en 2017, puis réélu en 2022. Membre du Bureau depuis le début de la législature, il a pu observer au plus près les quatre présidences qui ont précédé la sienne.

Privilégier le dialogue en amont
À la tête du Grand Conseil, Patrick Simonin entend placer le dialogue au centre de son action. Il regrette que certains différends, parfois nés sur les réseaux sociaux durant le week-end, soient directement transportés dans l’hémicycle. «On pense qu’on va les régler le mardi au Grand Conseil, mais on ne va rien régler. On va surtout perdre du temps et faire perdre du temps aux dossiers qui touchent concrètement à la vie des Vaudoises et des Vaudois.»

Pour autant, il ne souhaite pas conduire les débats de manière trop dirigiste. «La liberté de parole des députées et députés est fondamentale, mais sans être trop directif – car cela peut produire l’effet contraire – il faut trouver des moyens d’apaiser les situations et, parfois, faire remarquer que la discussion commence à tourner en rond, une fois que tout a été dit et redit.» 

Les sujets ne manqueront pas. Le Parlement doit se pencher sur le dossier patient informatisé, puis sur la révision de la loi sur le Grand Conseil, le PAC Lavaux et le budget. La fin de la législature impliquera également de préparer l’organisation du Parlement issu des élections cantonales, notamment la composition et le fonctionnement de ses commissions.

Une présidence aux couleurs du Nord vaudois
Au-delà des séances, Patrick Simonin se réjouit de représenter le Grand Conseil dans tout le canton. Il tient toutefois à donner du sens à ses déplacements. « Le but n’est pas seulement d’être présent, mais de pouvoir échanger avec les personnes sur place et avec les autorités locales. Ne voir personne avant ou après une manifestation serait inconcevable. » Et ceci dans tous les lieux possibles: «Notre canton est vaste, et il faut veiller à n’oublier personne.»

La traditionnelle réception présidentielle se tient aujourd’hui même à Rances. Le nouveau président souhaite un événement « chaleureux et authentique », porté par le tissu associatif local et représentant une carte de visite pour le Jura-Nord vaudois. Les communes de la région sont associées à la manifestation, de même que les producteurs, les vignerons et les artisans des métiers de bouche. Les Côtes de l’Orbe sont notamment mises à l’honneur. Une manière, pour Patrick Simonin, de rappeler que s’il représente désormais l’ensemble du canton, il n’oublie ni sa région ni celles et ceux qui l’ont élu comme député. (DA)