Lutry

Lutry, commune viticole les pieds dans l’eau !

Coupé de gueule et d’argent.

Citée dès 908, donnée par Henri IV à l’évêque de Lausanne en 1079, fortifiée dès 1220, la ville de Lutry fut administrée jusqu’en 1598 par un mayor, officier épiscopal dont la charge était héréditaire. D’autre part, un ancien prieuré relevant de l’abbaye de Savigny près de Lyon échappait à l’autorité de l’évêque et faisait exercer ses droits par un métral, dont les fonctions furent unies à la mayorie après la Réforme. Les anciennes armes (XVe siècle) comportaient cinq roses en orle. Le coupé aux émaux de l’évêque date du XVIe siècle.

Situation

Déjà signalée à l’époque romaine sous le nom de « Lustriacum », Lutry a un riche passé historique. En témoignent son bourg reconnu d’intérêt national, avec ses rues et ruelles pittoresques, son château et son temple avec son porche roman et ses voûtes dont la splendide décoration est unique en Suisse.

La Commune de Lutry s’étend sur un territoire de 846 hectares qui s’étire du Léman au Jorat, le bourg est au bord du lac à 373 mètres d’altitude, les forêts et la campagne sont situées à 836 mètres. Entre les deux se trouvent le quartier de La Conversion et les hameaux de Corsy, Le Châtelard, Bossières, La Croix-sur-Lutry et Savuit.

A deux pas de Lausanne la citadine, nous voici déjà à Lavaux, avec son vignoble en terrasses classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le lac, que l’on nomme ici le « deuxième soleil » parce qu’il renvoie l’image de l’astre par réverbération, assure le microclimat dont les habitants de Lutry profitent toute l’année.

Bref historique

Les événements qui ont marqué l’histoire de Lutry :

Au Néolithique final (2500 av. J.-C.) des menhirs ont été dressés par les premiers Lutriens.

A l’époque romaine existaient un castrum et un village de pêcheurs: « Lustriacum».

Au XIe siècle s’établit un couvent bénédictin qui est à l’origine de l’église.

Au XIIIe siècle, un mur d’enceinte est édifié ; Lutry prend une forme urbaine et la ville se développe. Plus tard, de nouveaux quartiers s’étendent hors les murs (Bourg- Neuf, Voisinand, Friporte).

En 1536, sous la Réforme, le prieuré et le cloître disparaissent. Le Château est transformé, agrandi et acquiert sa forme, ainsi que sa volumétrie actuelle.

En 1705, établissement du premier plan cadastral de l’ensemble du territoire communal.

En 1824, Lutry et Savigny se séparent pour former deux communes distinctes.

En 1836 s’achève la construction du port.

En 1854, le Château est légué à la Ville par Juste Charles Antoine de Crousaz.

Dès 1950, on assiste au développement de l’urbanisation sur le territoire communal et le chiffre de la population passe de 3’500 en 1960, à 5’070 en 1970, 5’850 en 1980, 7’200 en 1990, 8’200 en 2000, 10’000 en 2017. Actuellement, au 25.09.2018, il est de 10’230 habitants.

En 1998, s’achève la construction du nouveau port. (Port du Vieux Stand)

Caractères sociauxdémographiques

Structure de la population

Au 31 décembre 2017, Lutry accueille une population de 10’031 habitants représentant 4’383 ménages se décomposant comme suit : 4’044 hommes ; 4’487 femmes ; 1’500 enfants de moins de 16 ans. La population étrangère est de 2’675 personnes.

Chacun y est à l’aise : vignerons, agri-culteurs, artisans, commerçants, cadres et employés qui exercent leur activité sur le territoire communal ou dans la région lausannoise.

La Commune de Lutry compte 1’068 enfants en âge de scolarité dont 817 sont inscrits dans les 5 établissements primaires et secondaires de Lutry, desservis par les transports scolaires.

Nom des habitants

Les Singes

Le tailleur de pierre Uli II Bodmer, descendant d’une famille de maçons valsésiens venus à Lutry en 1545, est certainement à l’origine du surnom de « singes » donné aux Lutriens. Il faisait partie, entre 1556 et 1562, de l’importante corporation « Zum Affen » (au singe) de Berne, regroupant les métiers de la pierre.

Il travailla entre 1569 et 1571 en tant que maître principal à la reconstruction de l’église de Lutry et c’est vraisemblablement lui qui a taillé les singes enchaînés dans la grande fenêtre ouest.

Quant aux petits singes du château de Lutry, sur le linteau d’une porte datée de 1573, ils sont à attribuer à son frère Jacques I Bodmer.

Un autre élément de cette hypothèse a disparu en 1855 : sur la façade de la maison Grand-Rue n° 19 ayant appartenu à Jacques I Bodmer se trouvait un autre singe sculpté, bien en évidence au milieu de la ville.

Les Lutriens sont à juste titre très fiers de leur sobriquet ; les singes ne sont-ils pas des animaux intelligents et attachants ?

Curiosités, monuments historiques

Le Bourg

Les menhirs de la Possession

Profondément enfouis sous un ancien cône d’alluvions de la Lutrive qui les a cachés pendant plusieurs millénaires, ces menhirs ont été découverts en 1984 lors de la construction du parking de la Possession. Ils constituent un remarquable monument mégalithique du Néolithique final (env. 2500 ans avant J.-C.)

Cet ensemble exceptionnel est formé de vingt-quatre statues-menhirs dressées, de dimensions variables, disposées en un alignement jointif d’une vingtaine de mètres de longueur. La plupart des dalles portent des traces de façonnage cherchant à leur donner une forme arrondie évoquant des silhouettes humaines.

L’une des petites stèles est ornée de dessins gravés. On y voit deux lignes croisées figurant un baudrier, cinq anneaux et une pendeloque. Une copie est exposée dans la vitrine du passage du Simplon. Leur fonction était certainement rituelle, mais on ignore si elles devaient représenter des divinités, des personnages mythiques ou réels

La Tour du Bourg-Neuf

L’extension à l’ouest du bourg de Lutry, au XIIIe siècle, a été délimitée par un système de défense semblable à celui du bourg primitif : remparts, lices (terrasses surélevées), murs de braie et fossés. L’angle nord-ouest de ces fortifications a été renforcé ultérieurement par deux tours cylindriques rapprochées, dont l’une a disparu déjà en 1708.

L’origine de la tour qui subsiste se situe au début du XIVe siècle. Elle comporte quatre niveaux dont le dernier, ouvert côté ville, était probablement lié au chemin de ronde. Son parapet à créneaux et merlons, ajouré de petites archères, était peut-être doublé d’une galerie en bois.

Avec sa partie basse pleine, cette tour a dû jouer un rôle de contrefort en un site menacé par le cours parfois torrentiel de la Lutrive.

Des travaux de réfection ont été effectués en 1959, tandis que le rempart qui flanquait la tour au nord était remplacé par une façade ajourée.

La Place de la Couronne

Appelée ainsi dès la fin du XVIIIe siècle, la place de la Couronne constitue le centre du Bourg-Neuf.

Cette position centrale était renforcée par le passage d’un bief, dérivé de la Lutrive, qui coulait à ciel ouvert pour alimenter des ateliers artisanaux tels que moulin, scierie et tannerie. Le bief a influencé la morphologie et la typologie des bâtiments qui le flanquaient. La maison gothique sise au nord-est de la place témoigne encore de cette architecture orientée parallèlement au cours d’eau.

Au XVe siècle, une fontaine en bois (bornel) remplaça un simple puits encore existant. Un premier bassin en pierre, déjà octogonal, apparaît en 1638 et fit place, en 1676, au bassin actuel, œuvre de maçons valsésiens. La colonne cannelée fut ajoutée en 1775.

La Place des Halles

Au début du XIIIe siècle, seul le Bourg ancien était entouré d’une enceinte, la fortification du Bourg-Neuf n’intervenant qu’à la fin du XIIIe siècle. Dans la zone comprise entre les deux bourgs, qui deviendra plus tard la place des Halles, l’évêque de Lausanne avait sa tour, sa maison « curia et domus » et ses fours banaux.Au début du XVe siècle, la domination épiscopale s’estompa peu à peu au profit de la communauté lutrienne qui construisait les Halles au sud de la tour.

Quelques rares documents laissent supposer l’existence d’un petit port intérieur donnant vers le lac par une grande arcade ouverte dans le mur de la ville. La place des Halles a trouvé sa forme définitive vers la fin du XIXe siècle. Sa configuration actuelle résulte d’un concours d’idées ouvert en 1985.

Le bâtiment des Halles

En 1408, la ville de Lutry acquiert de l’évêque Guillaume IV de Challant la place sise au sud de la tour de l’Evêque pour y édifier des halles destinées à l’entreposage de marchandises et sans doute pour accueillir aussi un marché couvert. A l’origine, le bâtiment ne comportait que deux niveaux. Le premier étage fut transformé en 1570 pour servir de lieu de culte pendant la longue période de restauration de l’église. La fonction de halles s’estompa vers la fin du régime bernois et en 1822 des locaux scolaires furent aménagés dans les étages, entraînant de profonds changements architecturaux. Une importante rénovation effectuée au début des années 1980 a donné au bâtiment son aspect actuel. Il abrite des commerces au rez-de-chaussée et des logements dans les étages.

La tour de L’Evêque

Cette tour fut érigée par l’évêque Guillaume d’Ecublens durant son épiscopat (1221-1229). Ayant perdu toute fonction défensive depuis la fortification du Bourg-Neuf à la fin du XIIIe, elle ne fut plus entretenue. En 1542-43, sa démolition partielle contribua à la construction du nouveau clocher de l’église. Elle devint propriété privée avant 1705 et fut partiellement reconstruite et transformée à des fins d’habitation en 1834. La Commune de Lutry, actuelle propriétaire, procéda à la rénovation complète du bâtiment au début des années 1980 pour y créer des appartements.

La maison du Simplon

La maison du Simplon fait partie de la ceinture occidentale de la ville de Lutry et joue un rôle important dans la silhouette du bourg.

La première construction, adossée au rempart, date du XIIIe siècle. Au XVe siècle, la maison a été agrandie à cheval sur le rempart à l’ouest et jusqu’à la rue Verdaine à l’est. Au début du XIXe siècle, elle a été divisée longitudinalement. Les façades ont été remaniées à plusieurs reprises. Après son acquisition par la Commune, elle a subi de nombreux aménagements, dont le plus important, en 1890, est le passage public du Simplon. Entièrement restaurée en 1980, la maison du Simplon présente aujourd’hui un aspect très proche de celui d’origine.

Le Temple

L’origine de Lutry est attestée par quelques notes mentionnant l’existence d’un castrum et d’un village de pêcheurs : « Lustriacum ». Cependant, la ville prit son essor au XIe siècle grâce à l’établissement d’un couvent bénédictin dont la maison-mère était à Savigny-en-Lyonnais.

Très modeste à l’origine, le couvent se limitait à un simple « claustrum » au sud de l’église. Ses bâtiments se développèrent aux XIIIe et XIVe siècles pour former un vaste complexe monastique. L’église était divisée en deux parties, le chœur, propriété du cloître (St-Martin) et la nef, à disposition de la Paroisse (St-Clément).

Les bâtiments au sud abritaient le cloître et ses galeries, la salle capitulaire, le réfectoire et le dortoir des moines, l’aumônerie, le four à pain, tandis qu’une galerie menait au lac (latrines).

A l’est se situait la grande maison du prieur, la tour de Villette et l’hôpital du prieuré, logé dans une maison bourgeoise de la Grand-Rue. L’infirmerie, la communerie et la sacristanie se trouvaient dans l’îlot nord-est.

En 1536, la Réforme supprima le prieuré et le cloître. Par la suite, d’importants travaux eurent lieu à l’église, notamment la construction d’un nouveau clocher en 1544, et la réfection complète de la façade ouest avec son portail unique (1570-78). Le clocher des moines au sud fut démoli en 1820.

Les façades de l’église, entièrement décrépies au début de ce siècle, ont bénéficié d’une restauration en 1986-88. Le recrépissage et le rétablissement des décors peints (encadrements et chaînes d’angles) lui ont rendu son apparence du XVIIIe siècle.

Orgue : Œuvre du facteur d’orgue Jean Zimmer, cet instrument fut inauguré en 1791 et restauré en 1975 par Hans J. Fuglister.

La maison des De Prez

Au XIVe siècle, les trois parcelles sises au nord de l’îlot compris entre la rue du Bourg et la rue du Château appartenaient à la famille des Mestral qui, avec les Mayor, occupaient également le château. Cette partie haute du bourg était ainsi dominée par la noblesse régionale.

En 1421, la famille De Prez devint propriétaire de la parcelle du milieu et c’est probablement elle qui construisit la maison actuelle au début du XVIe siècle.

Appelée par erreur « Le Cloître », cette maison présente un intérêt particulier pour l’histoire de l’architecture gothique. La façade ouest est une des seules de cette époque en molasse appareillée ; elle offre une intéressante hiérarchie entre les trois niveaux : un rez-de-chaussée très élevé, un premier étage un peu moins haut, un second plus écrasé, le tout dominé par des ouvertures richement taillées (accolades avec double gorge).

Derrière la large porte cochère on trouve un vestibule couvert d’une voûte imposante et flanqué de deux arcades cintrées avec chapiteaux. La présence de deux puits, premier système d’alimentation en eau dans le bourg, souligne la valeur d’ancienneté de l’édifice.

Les dispositions intérieures du bâtiment, soigneusement entretenues, sont restées proches de celles d’origine.

Quant aux bâtiments voisins au nord et au sud, leur expression gothique a été complètement effacée lors de travaux de transformations.

Le Château

A l’origine, le château de Lutry était la demeure du Mayor, représentant de l’évêque et gouverneur de la ville.

Les premiers bâtiments, attestés dès le XIVe siècle, étaient appuyés à l’intérieur du mur d’enceinte entre la porte du Voisinand et l’infirmerie du couvent (cure). D’importants travaux de transformations et d’agrandissements furent entrepris au XVIe siècle et donnèrent au château sa volumétrie actuelle.

La tour d’escalier monumentale, édifiée contre la façade ouest de la maison neuve est marquée de l’empreinte des maîtres valsésiens à Lutry. Le grand portail de la cour occidentale, construit en 1573-76, est probablement l’œuvre d’Uli et Jacques Bodmer. En 1729, les façades furent blanchies et agrémentées de décors peints. Le Château est légué à la ville de Lutry en 1854 par Juste Charles Antoine de Crousaz, descendant de la famille propriétaire dès 1640.

Il bénéficia d’une restauration intérieure durant laquelle, en 1965, ont été découvertes d’extraordinaires peintures murales datant du XVIe siècle à l’intérieur de l’escalier principal.

Une restauration complète des façades et des toitures fut entreprise entre 1985 et 1988 avec pour devise majeure de conserver au maximum les enduits et peintures authentiques, donnant ainsi à ce château un aspect proche de son décor original de 1576, respectivement 1729. Par sa qualité architecturale et son histoire, le château de Lutry constitue un monument dont l’importance dépasse le cadre régional.

Le compositeur Gustave Doret a habité le Château qui est le siège de l’administration communale depuis 1942.

La Tour Bertholod

D’une forme insolite, la tour Bertholod, citée régulièrement depuis 1312, a été construite par les Mayors de Lutry, officiers héréditaires de l’évêque. Elle est vendue en 1545 à la ville de Payerne avec le domaine attenant.

Cadre de vie, habitat, sport

Quoi que vous aimiez faire, été comme hiver, rien ou presque n’est impossible à Lutry.

Les flâneurs seront séduits par les rues et ruelles, les cours intérieures du pittoresque bourg médiéval, les galeries d’art, le marché du samedi matin, sans oublier les concerts d’été des jeudis et vendredis soirs de juillet et août sur les quais.

Les sportifs s’adonneront à leur plaisir préféré, qui la plage, la planche à voile ou la navigation, la course sur la piste finlandaise, une partie de tennis, une balade en forêt ou dans le vignoble.

Les gourmets quant à eux, selon la saison, se régaleront de filets de perches du lac, du traditionnel « papet vaudois », d’une onctueuse fondue au fromage « moitié-moitié ».

Les artistes de la région exposent leurs œuvres tout le long de l’année dans le cadre de la Villa Mégroz située à proximité du collège du Grand-Pont. Propriété de la Commune de Lutry, et ouverte à tous, elle peut être qualifiée de « maison de la culture ».

La plage naturelle de Curtinaux au bout des quais, ouverte au public, est à la fois lieu de rencontre et de détente.

Environnement, infrastructures existantes

Vignobles

Dès le XIe siècle, Lutry abritait un couvent bénédictin dépendant de l’Abbaye de Savigny-en-Lyonnais qui possédait de vastes propriétés, dont des vignobles dans le Pays de Vaud. La conquête bernoise et la Réforme mettront fin à cette situation en 1536 et les vignes des monastères furent sécularisées, vendues ou offertes à diverses institutions ou à des particuliers.

Il y a plus de mille ans, La Vaulx désignait la région de Cully. Cette dénomination s’étendit rapidement à Lutry puis à l’ensemble des terres de l’évêque de Lausanne. Elle fut ensuite restreinte au district de Lavaux avant d’englober toute la région viticole jusqu’à Chillon.

Le domaine viticole communal compte 13 parcelles d’une surface totale de 36’792 m2, en zone d’appellation Lavaux en lieu de production Lutry et Villette.

Du bourg de Lutry jusqu’à la Tour Bertholod, en passant par le charmant village de Savuit vers Bossières pour l’appellation Lutry, du Châtelard au Chaney, puis par Bory jusqu’au Daley pour l’appellation Villette, quarante-quatre pressoirs écoulent les futurs vins blancs, rosés ou rouges, capables de charmer le palais des plus fins connaisseurs.

C’est dans l’appellation Villette que Lutry a l’honneur de compter en ses terres quelques prestigieux domaines qui portent les noms de Bannerettes, Bolliattaz, Château de Montagny, sans oublier le Domaine du Daley, ancienne terre monastique, autrefois propriété du chapitre de St-Nicolas à Fribourg.

Avec 120 hectares de vignes, dont 3,6 hectares du domaine communal, Lutry demeure une importante commune viticole de Lavaux. Son vignoble varié, entre autres, des cépages de chasselas, de pinot noir et de gamay, orienté au sud et sud-ouest, bénéficie du double ensoleillement du ciel et du lac et s’étage des rives du Léman jusqu’à la ligne CFF de Berne.

On ne peut rêver mieux que de déguster un bon verre du fruit de ses coteaux et de tomber sous le charme et la finesse de son caractère fortement typé.

Campagne et forêts

Lutry bénéficie d’une vaste aire agricole qui couvre environ 230 ha et s’étend en amont de la route des Monts-de-Lavaux jusqu’aux limites territoriales de Belmont à l’ouest, de Savigny au nord, et de Villette à l’est.

Cette campagne est parsemée d’anciennes fermes, témoins de l’économie rurale du siècle passé. A Echerins, on y trouve un petit collège avec son clocheton bien typique qui accueille aujourd’hui des enfants des écoles dans le cadre d’un MATAS, et une ancienne laiterie aujourd’hui désaffectée.

Quelques domaines agricoles sont encore en activité, les champs cultivés alternent avec les prés et l’on peut occasionnellement rencontrer des vaches qui pâturent.

Une promenade dans la campagne lutrienne permet de contempler le magnifique panorama offert par les Alpes de Savoie, le Léman, les Préalpes vaudoises et fribourgeoises. Quant aux paysages plus rapprochés, ils évoquent le Jorat avec sa topographie relativement accidentée et ses forêts.

L’étang de Jordillon

L’étang de Jordillon propriété de la Commune de Lutry en 1985 constitue un biotope intéressant et un site fort sympathique entre la campagne et la forêt, dans un écrin de verdure.

Un aménagement très simple des berges permet aux promeneurs de contempler les hérons, canards, grenouilles et libellules qui sont les hôtes de ce lieu paisible et discret.

Les forêts

Les forêts couvrent une superficie de 117 ha du territoire communal. En outre, Lutry possède 137 ha de forêts sur le territoire de Savigny, ce qui représente un domaine de 254 ha au total qui produit plus de 1’500 m3 de bois par année.

Les forêts communales sont situées sur les hauts du territoire. Elles regroupent le Bois de la ville, le Bois de la Gameyre, le Bois des Dailles et le Bois de la Chaux. Sur le territoire de Savigny, le domaine forestier de Lutry est formé de trois divisions éparses : le Crêt des Côtes, Nialin et Burquinet, tandis que le mas principal se situe au Grand Jorat.

Ces forêts appartiennent à la Commune depuis 1569, année où Leurs Excellences de Berne remirent à la Paroisse de Lutry une partie des forêts dépendant de l’Evêché de Lausanne.

En 1824, lors de la séparation des communes de Lutry et de Savigny, les biens communaux furent répartis proportionnellement au nombre de bourgeois ayant opté pour chacune des deux communes.

Quant aux forêts privées, elles se situent principalement le long des cours d’eau : le Flonzel à l’Ouest, le Mâcheret et la Lutrive au centre, et les ruisseaux des Chênes et du Châtelard à l’est. Ces cordons boisés qui s’étendent des crêtes jusqu’aux rives du lac constituent une des caractéristiques structurantes du paysage de Lavaux.

Activités, coutumes et sociétés locales

Tourisme

Lutry, dont la richesse des monuments historiques est largement reconnue, aurait pu se laisser enfermer dans la tour d’ivoire de son bourg médiéval. S’il n’en est rien, fort heureusement, Lutry le doit pour une bonne part à ses commerçants.

Ceux qui ont pignon sur rue, de l’épicier au restaurateur, du boulanger au coiffeur font du bourg le plus grand supermarché non climatisé de la région ! La variété des services offerts est encore complétée par le marché du samedi matin où les maraîchers venus des campagnes avoisinantes côtoient avec bonheur un fromager ou un marchand fripier.

Du bistrot au restaurant, de la pinte à vin à la haute gastronomie, Lutry offre, en plus de la possibilité de se restaurer, celle de partager, de fraterniser, d’échanger. Le Caveau des Vignerons permet aux touristes de passage de découvrir les vins de Lutry et aux habitants de se retrouver dans un lieu convivial.

Excursions

D’Ouchy au Château de Chillon (33 km), différents itinéraires sont proposés sous forme de boucles qui surplombent le lac à travers vignes et villages préservés. Le long des sentiers, des panneaux expliquent aux promeneurs les mystères de la vigne et du vin. Des balades inoubliables à faire en toutes saisons.

En bateau, en train ou à pied, toutes sortes d’excursions sont possibles, de la simple promenade dans le bourg ou sur les quais de Lutry, à la marche de plusieurs heures qui rallie les hauts de Lutry avec une dénivellation plus grande.

Le petit train des vignes Lavaux Express emmènera les amoureux du paysage à travers les coteaux.

La Fête des Vendanges

La Fête des Vendanges est la plus importante manifestation locale. Son cortège du dimanche voit défiler dans les rues du bourg et sur les quais, les élèves des écoles de Lutry et Paudex. Le vendredi soir et le samedi, diverses activités, concerts et jeux ont lieu dans le bourg. De nombreux caveaux et cantines accueillent les visiteurs.

Le produit de toutes les activités de la fête revient exclusivement à la colonie de vacances de Lutry, dont le chalet, situé au Col des Mosses, accueille les enfants durant l’été. Pendant les autres périodes de l’année, des locaux parfaitement adaptés à la vie communautaire sont occupés par des classes « d’école à la montagne ». Cette vénérable institution date de l’époque où « les enfants pauvres et chétifs de Lutry » bénéficiaient du rare privilège d’un séjour en montagne.

La fête des vendanges donne aussi aux nouveaux habitants l’occasion de mieux faire connaissance et de s’intégrer à la population locale.

La confection des costumes, la décoration des chars, la tenue des caveaux et beaucoup d’autres activités sont uniquement dus à la bonne volonté de bénévoles. Des personnes sont toujours recherchées pour la confection de costumes et de chars. Si une de ces tâches vous intéresse ne manquez pas de contacter les organisateurs.

Maitrisons notre avenir

Maitrisons notre avenir est le slogan qui a été choisi pour communiquer sur les projets de développement.

A l’image de toute une région, Lutry croît rapidement sur les plans économiques, urbanistiques et démographiques. Cela entrainera une augmentation conséquente de la population et du trafic, à laquelle nous nous devons de répondre par des solutions viables et dynamiques.

Il faut nous engager aujourd’hui, pour assurer la qualité des services actuels. Un développement urbanistique durable et coordonné, permettra à tous les Lutrien(ne)s d’envisager leur avenir.

Par conséquent, divers projets d’envergure vont être mis en place dans le but de maintenir la qualité de vie, notamment le réaménagement de la Route de Lavaux et l’arrivée du BHNS (bus à haut niveau de service), ainsi que la création d’un nouveau collège dans le secteur du Grand-Pont.

La Commune doit offrir à ses habitants un cadre de vie agréable et ses autorités mettent tout en œuvre pour que Lutry conserve son identité, sa simplicité et sa convivialité.

Lien utile : www.lutry.ch

L'ESSENTIEL

Municipalité de gauche à droite : Duggan Kilian, Conne Jacques-André (Syndic), Schlaeppi Pierre-Alexandre, Monod Charles, Glauser Claire, Galley Denys (Secrétaire municipal). Boursier : Leiser Yvan.
Séance de la municipalité:lundi après-midi.
Conseil communal:85 conseillers.

Adresses utiles : Greffe: Le Château, 1095 Lutry.
Heures d’ouverture: lu à ve : 8h-12h et 13h30-16h30.
Tél: 021 796 21 21.
E-mail : greffe@lutry.ch Police intercommunale: APOL, tél. 021 791 11 21.
Service du feu: SDIS Ouest-Lavaux, tél. 021 791 34 55.

CE QU'IL FAUT SAVOIR

Syndic: Jacque-André Conne

Nom de la commune:LutryNom des habitants : Les LutryensSobriquet des habitants : Les SingesDistrict: Lavaux-Oron

Surface: 846 ha

Arrondissement électoral:Lavaux-Oron

Localités rattachées : Bossières – Le Châtelard – La Conversion – Corsy – La Croix – Savuit

Nombre d’habitants: 10’031 (31.12.2017)

Nombre de ménages: 4’383

Structure de la population :Hommes : 4’044 / Femmes : 4’487 / Enfants : 1’500

Taux d’imposition: 55.5

Jour de marché : samedi matin

Paroisses:Protestante : Lutry/Belmont

Catholique Lutry/Paudex

Manifestations communales :Fête Nationale – Fête des Vendanges

Sociétés locales:

Union des Sociétés Locales (USL)

(Voir liste sur le site : www.lutry.ch)