Religion
La population vaudoise se distancie de la religion
30.01.2026 / FAO n° 9
Les personnes qui déclarent ne pas faire partie d’une Eglise ou d’une communauté religieuse forment le groupe le plus important depuis 2016.
C’est aussi celui qui a connu la plus forte progression en dix ans. Dans le même temps, les communautés protestantes et catholiques voient leurs parts diminuer. Les communautés musulmanes, considérées ensemble, croissent à un rythme mesuré. Cette hausse des personnes déclarant ne faire partie d’aucune Eglise ou communauté religieuse se fait au détriment des membres des églises chrétiennes traditionnelles. Il s’agit d’une tendance nationale. Tous les cantons affichent en effet une croissance des personnes sans religion et une baisse des personnes membres des Eglises protestante et catholique. Avec environ 55%, les cantons de Bâle-Ville et de Neuchâtel présentent les parts les plus élevées de personnes sans religion. Le canton de Genève figure au troisième rang (47%) devant Vaud (42%).
Des fidèles de plus en plus âgés
Avec un âge moyen de 57 ans, les personnes membres de l’Eglise protestante sont les plus âgées. La communauté catholique suit avec un âge moyen de 49 ans. Les plus jeunes sont les musulmans (38 ans). Quant aux personnes sans religion, elles ont en moyenne 42 ans. Les dynamiques démographiques expliquent ces différentes évolutions. Terre protestante depuis le XVIe siècle, le canton de Vaud a vu son paysage religieux se diversifier au gré des migrations. Dans l’histoire contemporaine, la communauté catholique a longtemps été nourrie par plusieurs vagues migratoires depuis les trente glorieuses, avec d’abord l’arrivée de personnes venues d’Italie, ensuite d’Espagne, puis du Portugal. A partir des années nonante, ce sont plutôt des personnes de confession musulmane originaires des Balkans qui sont arrivés dans le canton. Fuyant la guerre, ces dernières sont restées durablement dans le canton et y ont fondé leur famille. Exclues de l’enquête 2014, les personnes de moins de quinze ans sont désormais, pour un certain nombre d’entre elles, assez âgées pour être interrogées en 2024. Parmi les personnes sans religion, certaines ont grandi en Suisse, de parents membres d’une Eglise ou d’une communauté religieuse et se sont distanciées de la religion. D’autres sont des personnes arrivées relativement récemment dans le canton de Vaud, notamment de France et souvent dotées d’un diplôme de niveau tertiaire. On observe au demeurant qu’un niveau de formation élevé est fréquemment associé au fait de ne pas déclarer de religion.
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